Programmation

Le site de FUSÉ sera subdivisé en six lots dédiés à certaines activités :

Lieu de formation des élèves du CFP Fierbourg (5 ha)

Cet espace est réservé à l’apprentissage des élèves qui suivent une formation dans le domaine de l’horticulture. Dans le but de répondre aux différentes exigences de formation, ils réalisent des travaux liés au jardinage et à la production agricole. Ce milieu leur offre des expériences pour développer leurs compétences en lien avec une agriculture responsable, visant à préserver la structure du sol et à favoriser la biodiversité.

Située à proximité du Centre de formation Fierbourg, cette ferme-école représente un atout appréciable pour cette institution d’enseignement pour mettre en pratique les connaissances théoriques en milieu agricole. Ce milieu répond aux différents besoins de formation ou de spécialisation. Les formations régulières ou continues et les services aux entreprises offrent une gamme d’activités pour aider les élèves et la population en générale à améliorer leurs connaissances et leur performance.

Aires aménagées pour les usagers et pour la population en général (4 ha)

Afin d’assurer certains services à la clientèle, aux usagers et à la population en général, il faut prévoir l’aménagement d’infrastructures, telles qu’un chalet de services, des aires de jeux et de détente, des installations sanitaires, des stationnements ainsi que des sentiers pédestres d’interprétation et des pistes cyclables. L’ensemble de ces aménagements s’installera au fur et à mesure du développement du projet. FUSÉ entrevoit l’implantation d’un lieu de restauration et d’un marché public pour la vente de ses produits frais et transformés. Ce marché sera aussi ouvert aux autres producteurs de la région et permettra éventuellement l’émergence d’un autre projet souhaité par la collectivité, soit celui d’une épicerie solidaire.

Plateaux de travail (15 ha)

Cet espace est prioritairement réservé à la culture de légumes dont les produits sont destinés à lutter contre l’insécurité alimentaire et dirigés vers les bénéficiaires des organismes de distribution alimentaire. À la suite d’une consultation auprès de ces organismes et des tests de sol préalables, on déterminera le choix des cultures végétales en fonction des besoins identifiés et de l’agencement optimal des sols/cultures. Et afin d’améliorer la structure maraîchère du sol qui est réservée depuis quelques années à la production céréalière, nous devons envisager la rotation des cultures, selon la superficie des parcelles et selon les familles de plantes à prioriser.

Ces plateaux de travail serviront particulièrement à l’insertion sociale et au développement de compétences auprès de diverses clientèles. Une consultation sommaire auprès du milieu communautaire de Beauport a permis d’identifier plusieurs clientèles qui pourraient bénéficier de ces plateaux et pour lesquels les organismes voient déjà des options d’implication et de partenariat :

  • Des personnes âgées en situation d’isolement social;
  • Des nouveaux arrivants en processus d’intégration et de francisation;
  • Des personnes aux prises avec des troubles de santé mentale et de déficience intellectuelle;
  • De jeunes adultes en situation de réinsertion socioprofessionnelle;
  • Des adolescents à risque de décrochage des études;
  • Et de tous les citoyens qui ont un intérêt agroécologique ou qui ressentent le besoin d’un retour à l’essentiel (la terre) pour calmer leur anxiété.
Jardin solidaire (3 ha)

La superficie de ce jardin solidaire sera subdivisée en petits jardinets rendus disponibles à la population et aux membres de la Corporation. Chacun des jardinets est cultivé de manière autonome par un individu ou une famille. Jardiner avec ses voisins de tous âges et de tous horizons favorise l’amitié et le partage de connaissances. Un soutien professionnel fournira conseils et équipements aux membres du jardin.

Terrains réservés aux installations nécessaires à l’entreposage, la transformation et la disposition des produits de la ferme (1 ha)

Afin d’assurer certains services à la clientèle et aux usagers, il faut prévoir l’aménagement de certaines infrastructures, entre autres, une salle communautaire, des locaux administratifs, une usine de nettoyage et de transformation, un entrepôt réfrigéré, un garage, etc. Ces aménagements s’installeront au fur et à mesure du développement du projet, mais dès la première année, certains de ceux-ci sont inévitables : cabanon, hangar, voies de desserte, espaces de compostage, chapiteau…

Lopins de terre servant de laboratoire et d’incubateur (5 ha)

La volonté de revenir vers une expérience agricole est une tendance observée. Afin de répondre aux aspirants-producteurs qui souhaitent s’établir sur le territoire régional, le projet FUSÉ favorise leur première expérience. Ces aspirants auront ainsi un incubateur où ils pourront procéder au démarrage de leur entreprise agricole. Dans un même ordre d’idées, FUSÉ offre un lieu d’expérimentation pour étudiants et entreprises qui visent à promouvoir la science agroécologique. Ce lieu d’apprentissage répond aux personnes qui souhaitent mener un mini-projet de recherche en champ.

Espace dédié au patrimoine agricole de ces Terres (0.5 ha)

Les Terres des Sœurs de la Charité ont été et demeurent parmi les plus productives de la région. C’est en 1893 que le Gouvernement du Québec confie à cette congrégation la gestion de l’Asile des aliénés de Beauport qui deviendra l’Hôpital Saint-Michel-Archange (1914), puis le Centre hospitalier Robert-Giffard (1976). Pour nourrir les patients, le personnel et les religieuses de la communauté, mais aussi pour favoriser la réhabilitation des malades, elles aménagent des jardins et exploitent une ferme qui sera connue plus tard sous le vocable de la ferme SMA (Saint-Michel-Archange).

À leur arrivée, on leur concède des terres et elles en acquièrent plusieurs autres, faisant passer la superficie cultivée de 56 à 283 hectares (1965). Au tournant de la décennie 1950, la ferme SMA est particulièrement reconnu pour la grande diversité de sa production agricole et la qualité de ses élevages laitier et porcin. Puis, lors de la laïcisation des établissements de santé et des services sociaux, les religieuses abandonnent la gestion de l’Hôpital, mais demeurent responsables de la ferme SMA. Elles continuent d’y accueillir des personnes aux prises avec des problématiques de santé mentale et développent une entreprise de vente de leurs produits frais et transformés: la fromagerie et le marché SMA (rue d’Estimauville) qui fermera ses portes en 2007. Ce succès agro-alimentaire mérite qu’on le rappelle aux futures générations en installant sur le site des archétypes et des panneaux d’information.

Mais le projet FUSÉ désire aussi démontrer l’existence et l’ingéniosité des populations locales avant même l’arrivée des Européens sur le territoire québécois. Un espace sera ainsi réservé à la démonstration de la culture des groupes autochtones sédentaires de la vallée du St-Laurent, en mettant en vedette les outils et techniques utilisés pour la culture des trois sœurs (mais, haricot et courge). Pour ce faire, une collaboration, voire un partenariat, avec des représentants des Premières-Nations est prévue afin de valider l’information transmise et le déploiement des activités de culture ancestrale sur le site.